~ jeudi 31 janvier 2008 ~

De retour de solution linux

Il n'y a pas à dire, ça fait du bien de voir les copains et de continuer à tisser des liens. Un salon calme, avec un CNIT refait à neuf.

C'était sympa, mais je n'ai vraiment pas eu assez de temps pour faire tous les stands et j'ai surtout pas réussi à avoir le rubik's cube linux qui était trop classe :-/

~ lundi 12 novembre 2007 ~

Et pourquoi pas Mac ?

Si la première chose qui me vient à l'esprit, c'est "parce queeeeeeeeeee", je sens bien que cela ne satisfera pas le lecteur qui se trouve sur cette page. Tout d'abord, il faut expliquer le pourquoi de ce billet. Nombreux sont ceux de mes amis, collègues, copains ou anciens élèves qui choisissent de passer du côté obscur de la force, à savoir de craquer pour un macintosh. Pourquoi je ne craquerai pas.

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~ vendredi 5 octobre 2007 ~

Berkeley en ligne

L'information est suffisamment importante pour que je me fende d'un petit billet. L'université de Berkeley propose sur youtube des cours et conférences. Après les cours du MIT en libre disposition, cela me parait être un pas réellement important. Quand les meilleures universités du monde ouvrent leurs portent aux petits gens, c'est la marche de la connaissance qui fait un grand pas.

~ dimanche 8 juillet 2007 ~

Conférences aux rmll

Alix et moi-même présenterons l'École Ouverte Francophone aux rencontres mondiales du logiciel libre (aka rmll) à Amiens, du 10 au 13 juillet 2007. Cela se fera à travers trois conférences :

  • un retour d'expérience sur Débuter Sur Linux. Pourquoi, comment, avec quels moyens, quel public visé...
  • notre vision de l'enseignement à distance. Cette conférence sera un peu plus informelle, puisqu'il s'agit de parler de notre vécu en tant que communicant, comment fonctionne le libre de notre point de vu et comme nous essayons de faire passer tout cela à nos apprenants.
  • L'école en général et la CPLL en particulier, dans le thème éducation. Suite à un quiproquos, la conférence n'est pas encore annoncée sur le site des rmll. Pour ceux qui avaient pu être présent à Brest en 2005, nous reprendrons en grande partie la présentation, si ce n'est que nous aurons 30 minutes pour parler de nos 4 heures d'intervention :)

Un beau programme, qui ne demande plus que des oreilles attentives ou curieuses. Pour les plus sympa d'entre vous, il y aura également des goodies, mais je n'en dis pas plus, je vous laisse la surprise. Sachez également que nous partagerons un stand avec mutualibre et alternatives87.

Pour ceux qui souhaiteraient me rencontrer, venez au conférences que l'on donne, sur le stand de l'Éof, aux conférences de sécurité ou au thème science, puisque je fais parti des petits co-organisateurs de ce thème (merci à Fred et Valérie-Emma de vous être occupé de tout ! :shame: ).

~ mardi 6 février 2007 ~

Solution Linux 2007 -- compte rendu

Après deux heures de train, direction le métro pour rejoindre La Défense où le salon se tient, comme à son accoutumée, au CNIT. Petit changement cependant, ce n'est plus au niveau -1, mais au troisième sous sol. Le salon s'annonce directement sous la couleur de Novell. Les 20 000 postes qui switchent de MS Windows vers Novell Suse n'y est sûrement pas pour rien. Le fait que leur stand soit quatre fois celui de Redhat montre aussi une volonté : conquérir rapidement la place de concurrent direct de Redhat. L'impulsion de cette année aura été, il est vrai, intéressante, mais de nombreux points d'ombres sont encore à éclaircir. L'avenir nous laissera sûrement le temps d'y revenir.

Les stands associatifs représentent un huitième de la superficie de l'événement. Encore une fois, leur présence semble indispensable à la vie de ce salon et l'innovation vient aussi d'eux.

Un tour rapide m'amène à regarder les cibles de ma journée, croisant les connaissances, ici et là. Tout cela me conduira au stand de Méréthis, ce qui tombe très bien, puisque Vincent (mon cher commercial) m'a demandé d'aller les saluer de sa part. Pas de soucis, j'en profite pour découvrir Oréon que je n'avais jusqu'alors pas utilisé. Pour faire simple, c'est actuellement une des surcouche de Nagios, logiciel de monitoring, qui envisage de devenir la couche graphique qui permet entre autre la configuration de Nagios. Toute personne saine d'esprit sachant qu'il vallait mieux, par la passé, commencer par de jolis schémas fait grâce à un crayon, sur du bon vieu papier. Oréon est donc une alternative sympathique, d'autant qu'elle ne se limite pas à cela, mais rajoute également Ntop et des plugins de visualisation ou d'alerte. Bref, que du bon, à suivre de très près pour ceux qui s'intéressent au réseau et à sa supervision.

Mes déambulations me ramènent à un stand fort intéressant, celui de NuFW. Pourquoi intéressant ? Tout d'abord car c'est une implémentation de l'interface du firewall en espace utilisateur, mais également car c'est le seul pare-feu authentifiant au monde. La solution ne se base en fait pas sur une quelconque adresse IP ou mac, mais sur l'authentification d'un utilisateur. Cela nécessite par conséquent l'installation d'un client sur chaque poste de travail, qui, après la phase d'identification, établit un tunnel TLS entre le serveur NuAUTH et le poste de travail. Il n'est ainsi pas possible de se spoofer pour bypasser le firewall. J'ai pu discuter avec les auteurs qui sont très ouverts et abordables et qui ont soif de contact pour les tests et les nouvelles idées d'implémentation. Il faut aussi noter qu'ils font parti du Netfilter Workshop, en gros, l'équipe réduite qui bosse autour du noyau linux sur la partie firewall.

Au détour du stand Mandriva, c'est Metisse qui aura retenu mon attention. Projet développé depuis 2000, dans leur coin, par des chercheurs, l'étude portait sur l'ergonomie du poste de travail. C'est donc bien avant mac os X et XGL ou autre Vista que le travail a démarré. Après six ans d'étude, le travail est intéressant. Métisse est un gestionnaire de fenêtre qui vient bouleverser les habitudes, en proposant du glisser/déplacer, rotations, facilité de partage, travail collaboratif. Bref, je suis enchanté d'avoir pu découvrir ce projet qui est pour moi l'événement le plus important du salon : une interface graphique qui vient enfin servir l'utilisateur final, plutôt que de lui proposer des gadgets. C'est un point fort qui devrait aider Mandriva à continuer de faire parler d'eux.

Le repas sera partagé avec les membres de l'École Ouverte Francophone, organisme de certification en logiciel libre, proposant des formations entièrement à distance, d'une part, et d'autre part avec des employés de Internet fr, qui fait du hosting sous Redhat et Gnu/Debian.

On parle souvent de chercheurs qui cherchent, mais des chercheurs qui trouvent, un peu moins. J'ai eu, sur les recommandations de Muriel Shan Sei Fan, l'occasion d'aller taquiner Fabrice Le Fessant (INRIA) qui présentait son dernier bébé, nommé peerple. Ce logiciel prend ses fondements dans le tant décrié protocole peer to peer, ou en français, pair à pair. Il permet la sauvegarde répartie et sécurisée sur différents postes de votre réseau de vos données, évitant la perte du travail si chèrement acquis. Le projet n'est pour l'instant disponible que pour les particuliers, dans sa conception, mais il pourrait très vite s'ouvrir aux professionnels, si le financement venait à voir le jour. Les technos p2p ont un grand rôle à jouer dans tout ce qui est échange et sauvegarde, il est intéressant de voir un projet de labo voir le jour et oser prendre ses racines sur un protocole regardé comme le chat noir par l'industrie actuel. À suivre de très près, donc.

La rencontre avec Gérard Delafond a été intéressante, puisque médecin de son état, il faisait la promotion de Medin'Tux. Ce logiciel qui a gagné un trophée du libre à Soissons est une interface complète pour le corps médical. Il est en mesure de gérer des ordonnances, des certificats médicaux, des courriers, des codages réglementaires, l'intégration automatique des résultats de laboratoire.. Bref, l'outil essentiel pour tout praticien du corps médical. Il est à noter que ce logiciel est totalement décorellé de la carte Sesame Vital qui devrait/doit obligatoirement être un autre poste. Ce logiciel permet donc la gestion du patient de A à Z. (Linux, Windows, Mac)

Le salon se terminera par un entretien avec Tristan Nitot (Mozilla Europe). Différents sujets abordés, dont entre autre la très controversée question de dépôt de marque.

On notera au passage que Microsoft tenait un tout petit stand, au fond, bien planqué, sans réel projet à montrer, contrairement aux années précédentes, ou il y avait au moins un quelconque attrait. Dans les news à retenir, Linagora (SSLL) ouvre une antenne à Lyon.

Le salon se termine à 16h30, il est temps de se réorienter vers la gare pour un retour convenu dans mon humble chaumière.

Un grand merci à Joëlle Azzouz, qui a tenu le stand pour Liness et l'Éof pendant les trois jours du salon. Merci d'avoir pu garder mes affaires. Ça a été sympa d'avoir pu manger ensemble. Un grand coucou à tous mes potes : Olivier Ricou, Ganaël Laplanche, Loïc Laforet, Sylvain Lhuilier, Thierry Stoehr, les allumés du plf, les amis de léa, Erwan et enfin Anne (qui ma foi m'a loupé :p).

En attendant la prochaine, celle-ci était sympa !

~ mercredi 31 janvier 2007 ~

Solution Linux 2007

Demain, je serai en chair et en os à Solution Linux, à la Défense, au nord de la Capitale. Si vous me cherchez, vous me trouverez là-bas, sans soucis. Au programme, découverte des nouveautés, visite des stands, un peu de promo pour l'Éof, serrage de paluche. Le tout, merveilleusement orchestré par SII. Merci à eux. Un compte rendu sera disponible rapidement en ligne sur les choses intéressantes (ou pas) vues sur le salon !

~ mercredi 1 novembre 2006 ~

Il n'a de libre que le nom

Toute référence à un papier polémique complètement pourri ne serait pas hors de propos, quoi que.

Je suis abonné à la mailing list de mandriva, parce que personnellement, j'aime bien recevoir des nouvelles des projets qui me tiennent à coeur. C'est le cas de Mandrake, aka Mandriva. Leur histoire et chaotique et parfois polémique, mais c'est également une entreprise française qui est partie de rien et qui est montée très vite. La distribution est à mon sens loin d'être parfaite, mais on peut entre autre lui reconnaître à la société qu'elle a grandement fait avancer l'ergonomie et tout le travail qui va autour pour les ditributions GNU/Linux.

Cependant, au vu du contenu de la lettre d'information, on peut se demander en quoi cette distribution est encore libre, puisque la politique commerciale ne semble pas même savoir épeler le mot. Quelques morceaux choisis :

Mandriva est la seule distribution à prendre en charge les technologies AIGLX et Xgl pour une compatibilité matérielle optimale.

Avoir un bureau tournant, des fenêtres chewing gum et de la transparence est peut être le f[i/u]n du f[i/u]n dans les milieux autorisés, en tous cas, sur mon vieux duron 900 MHz, je crois qu'il va y avoir un petit hic, à moins de désactiver tout ce bazard :)

Mandriva a développé Invictus Firewall [...] un double firewall pour une meilleure protection.

Je crois que ce passage là est inspiré par les pubs lessive. Plus il y a d'agent actif, mieux ça nettoie. Bientôt, vous rentrerez votre linge sale, ça nettoiera la saleté et ça vous tricotera des écharpes avec. Techniquement, je connais déjà peu de personnes qui savent se servir correctement d'un firewall, j'entends par là être en mesure techniquement de comprendre ce qu'elles implémentent et de ne pas faire les choses au petit bonheur la chance. De même, à part sur des architectures critiques, nécessitant de la haute disponibilité, je ne pense pas que des firewalls redonants soient nécessaires. Peut être la promotion pour l'hiver, un acheté, un offert.

   * Regarder légalement tous vos films favoris grâce à LinDVD ;
   * Jouer à tous vos jeux avec TransGaming's Cedega ;
   * Découvrir FlatOut, le fameux jeu de course de voiture ;
   * Profiter de 6 mois de protection anti-virus avec Kaspersky ;
   * Tirer profit de BitDefender, le puissant anti-virus ;
   * Administrer une machine virtuelle avec VMware Player, un logiciel de virtualisation intégré.

Les logiciels présentés ci-dessus sont issus du monde propriétaire MS Windows. Quel intérêt d'avoir un lindvd face à un monstre comme mplayer ou vlc ? Pourquoi mettre deux antivirus alors qu'il n'y a pas de virus actif sous linux ? Encore la lessive qui revient, sûrement. Quant à la virtualisation, tout dépend de ce que l'on veut faire, mais il semble xen sache répondre aux attentes d'une gamme d'utilisateurs exigeants.

Et pour terminer, la phrase qui vaut son pesant de cacahuètes :

Mandriva Linux 2007 intègre également les toutes dernières versions des participiaux logiciels open source.

D'après R, dit Le Robert, le mot 'participiaux' vient de participial. C'est en fait un adjectif : qui a rapport au participe. Je ne vois ni être, ni avoir, les auxiliaires se sont fait la malle. Que dire. Peut être est-ce là l'oeuvre d'un stagiaire fan de gentoo. je ne sais. Je ne sais que penser. Diantre, on m'aurait menti. La crevette m'a tuer !

Bon, trêve de plaisanteries. Un logiciel libre est un logiciel qui répond aux 4 exigences suivantes :

  • liberté d'exécution
  • liberté d'accès au code source
  • liberté de modification
  • liberté de redistribution

Utiliser et faire confiance à un logiciel propriétaire, c'est accepter de rester dépendant envers des gens qui ne sont là que pour votre portefeuille. Je ne dis pas que le propriétaire, c'est le mal. Hum. Si, je le dis :)

Mandriva, on t'aime, revient !

~ mardi 31 octobre 2006 ~

Firefox 2.0 ?

Tout le monde parle de 2.quelque chose. Au-delà du fait que l'on n'a pas attendu que la bêtise soit en 2.0 pour l'exploiter, elle, j'ai migré un de mes firefox la semaine dernière pour voir quelles étaient les grandes avancées technologiques du bousin, que je ne connais maintenant depuis de nombreuses années. Certains me diront que ce n'est pas si vieux que cela. Mes amis, je vous parle d'un temps où mozilla n'évoquait pas grand chose pour microsoft, qu'une vague expression de Netscape.

Bref, revenons à nos boussoles et parlons de navigateurs. J'usais avec plaisir de Firefox avec moults extensions. Celles-ci étaient :

  • un aggrégateur de flux rss : News Fox
  • les petites croix pour fermer chaque onglet un par un
  • l'antipub : adblock plus
  • l'anti ce que je veux : RIP (genre pour virer les pubs tenaces...)
  • la toolkit du web développeur (desfois qu'il développerait...)
  • un modificateur d'entête HTTP (desfois qu'il croiserait un phpbb...)
  • un dico de français (desfois que gore nous casse les pieds...)
  • flashblock, parce que le flash, c'est bien, surtout quand on peut le bloquer :)

Bref, un outil un peu configuré selon mes besoins. Quelque chose qui_va_bien. Penchons nous donc sur les nouvelles fonctionnalités de Firefox 2, le retour de la vengeance. En fait, cette version apporte certaines choses nativement, ce qui implique le passage de la 1.5 à la 2.0, enfin paraît-il :

  • les petites croix pour fermer chaque onglet un par un
  • un dico de français (desfois que gore nous casse les pieds...)

Bon, évidemment, je suis réducteur, je ne cite pas _la_ killer feature : la réouverture de tous les onglets à l'endroit même où ils se sont fermés lorsque vous devez redémarrer firefox pour la prise en compte de plugin. Si je résume donc, cela faisait un petit bout de temps que j'étais en 2.0, sans le savoir. Desfois, je me pense visionnaire. Pour une fois, les faits m'ont devancé !

Je suis mauvaise langue, il est sûr, car sûrement de nombreux bugs ont été corrigés, le moteur est amélioré, avec un chargement des pages légèrement plus rapide, une gestion du phishing, des thèmes plus clean. Soit. Cela ne méritait cependant pas le battage médiatique qu'il y a eu autour de cette sortie. Il est, à mon sens, fort dommage de perdre son énergie et son argent dans des futilités, simplement pour bien paraître, au rang de la nouvelle bulle 2.0.

jop -- v0.2

~ jeudi 31 août 2006 ~

Nouvelle saison pour l'Éof

Voilà, il serait presque temps de faire un point sur le parcours de l'Éof depuis un an. Je pense que j'aurai l'occasion d'ailleurs d'y revenir, puisque nous avons une cérémonie de remise officielle des certifications pour nos heureux auditeurs qui auront travaillé dur pendant six mois. Que dire donc sur la promo passée, tout en sachant que c'était la première ? Beaucoup de sueur a coulé. Ils ne se sont pas beaucoup ménagés et il faut dire que nous ne nous sommes pas oublié sur le travail qu'ils devaient accomplir.

C'est avant tout une petite communauté qui s'est créée, autour du libre, avec de très bons moments de partage, mais également d'intense réflexion, tant pour eux que pour nous. Ils ont été vif, l'oeil brillant, le poil doux... Non, je confonds avec une pub là :) Ces six mois ont réellement été un plaisir, j'espère qu'il en est de même pour eux. Mais qu'ont ils fait vraiment ?

  • Ils ont appris à installer un système, utiliser les commandes de bases, puis avancées. Au menu, de nombreux scripts, de la recompilation de noyau, mais aussi de la sécurisation d'architecture.
  • Ils ont utilisé les différents services serveurs, configuré et mis en place. La liste est longue : apache, bind, exim, ldap, samba, dhcp, ftp, ssh, mysql, posgresql.
  • Ils ont développé dans différents langages (php, python, xhtml, shell) en utilisant des méthodes de conceptions tout en prenant compte les problèmes d'accessibilité et d'interopérabilité.
  • Ils ont grandement sué sur les problèmes de sécurité et ont aussi travaillé sur Netfilter/iptables et squid. Le tout saupoudré de VPN.

La certification est donc grandement méritée. Je les félicite en avance, et j'aurai l'occasion de le faire, normalement, à Limoges, de vive voix.

L'école reprend donc, avec en préparation une nouvelle mouture du site, l'ouverture du module de la voix sur IP.

Le module débutant, quant à lui, continue de battre son plein, les inscriptions ne désemplissent pas.

Si vous êtes intéressé par une initiation ou une formation professionnelle aux logiciels libres, n'hésitez pas. Visistez le site ou contactez moi, je me ferai une joie de vous présenter d'avantage l'école.

~ vendredi 11 août 2006 ~

Nouvelle espace documentaire

Gore vient d'ouvrir un nouvel espace documentaire. Je profite de cette ouverture pour signaler trois documents de ma plume sur différents sujets :

Bonne lecture.

~ dimanche 6 août 2006 ~

Le libre à domicile

Vous avez un problème d'informatique ? Vous avez encore récupéré le dernier virus à la mode ? Vous en avez marre de voir votre ordinateur pollué par des spywares ? Simplement ras le bol de filler du fric à des multimillionnaires ? J'ai la solution ! Info libre @ dom vient chez vous vous installer un système qui vous permettra d'utiliser internet et votre bureautique sans que vous n'ayez plus aucun soucis.

Gaëtan MAISON est l'acteur de cette petite entreprise de Rennes, il fait parti de Gulliver, le LUG de Rennes. C'est quelqu'un de très serviable, qui sait être à l'écoute de vos besoins. Alors, n'hésitez pas, si vous avez un problème informatique, il saura vous guider pour répondre/régler vos problèmes.

EDIT : merci à Hub pour sa perspicacité à plus d'une heure du matin ;) Correction effectuée.

~ jeudi 16 mars 2006 ~

Toujours les DRM

Vous aussi, allez voler une baguette de pain à Emmanuel pour essayer de le ruiner !

~ mardi 14 mars 2006 ~

Comptine pour DRM

J'en avais envie, je l'ai fait. En exclusivité mondiale, la première comptine sur les DRM, créée par votre serviteur. Vous pourrez la télécharger ici. N'hésitez pas à distribuer ce chef d'oeuvre sur les réseaux peer to peer, en changeant le titre et en remplaçant par un truc plus séduisant ;)

Voilà la petite histoire de ces quelques Mo :

Quand avez-vous écrit cette chanson ?

Il y a quelques semaines, quand Tristan Nitot a dit qu'il arrêtait de défendre la question de la DADVSI ; c'est un petit clin d'oeil pour remonter le moral des troupes.

Trouvez-vous votre chanson belle ?

Personnellement, je trouve que c'est une véritable horreur, mais comme ingénieur informaticien et savez-vous planter windows c'est de l'autodérision. De plus, je ne suis pas chanteur. Auteur-compositeur, soit, mais informaticien avant tout.

Pensez-vous faire fortune avec ce titre ?

Ma foi, si cela devait arriver, j'utiliserai cette fortune pour aider au développement des logiciels libres.

Qui est le petit Robin de la chanson ?

Le fils de Tristan Nitot, qui a eu un CD à Noël et qui n'a jamais pu le lire à cause de DRM.

Combien de temps vous a t-il fallut pour écrire et composer la chanson ?

Cinq minutes sur un coin de table, je pense que ça se ressent :)

A-t-on le droit de copier cette chanson ?

En effet, vous pouvez librement la copier et la diffuser. Cette chanson raconte les méfaits des DRM, en plein débat parlementaire sur le projet de loi DADVSI. Elle n'a donc aucun mécanisme de protection.

Quels ont été les moyens de production ?

Négligeable. Julien a accepté de me recevoir chez lui et de m'accorder deux heures de son temps pour utiliser son synthé et sa table de mixage. On est très loin du matériel professionnel.

Ne pensez-vous pas avoir la honte de votre vie ?

Non. Ma foi, il faut savoir rire de tout.

Et votre épouse ?

Monsieur le maire a dit : pour le meilleur et pour le pire ;)

Auteur, compositeur : Jean-Philippe Gaulier
Producteur : Julien Berry
Clavier, clarinette, batterie, basse, voix : jp gaulier
voix : julien berry

Paroles

Comptine pour DRM

Les DRMs, c'est très balot,
biaisées, truquées, elles auront votre peau !
Ne laisse pas, peuple français,
l'industrie te les imposer.

Les DRMs, ça veut dire quoi ?
Digital Right Management, hopla !
En gros, fini la copie faisable
Bonjour à l'industrie rentable.

Copie privée, faut oublier,
c'est une autorisation démodée,
oui la culture, ça a un prix,
celui de ta bourse ou de ta vie !

À eux profits, à vous dépit,
comme à Noël le petit Robin l'apprit
Quand son CD dénia de marcher
Une grande tristesse l'envahit.

Si tout comme lui, vous êtes frustrés
par une techo soi-disant bon marché
jetez la donc, et venez chanter
cette comptine non DRMisée.

Have FUN ! For fun and profit.

~ vendredi 10 février 2006 ~

La DADVSI, toujours !

On entend de tous les bords que la licence globale optionnelle n'est pas une alternative, que c'est un crime envers les artistes. Dans cet article, j'expliquerai pourquoi la licence globale optionnelle est une bonne alternative pour tous. Je ne reviendrai pas sur pourquoi le projet de loi DADVSI est mauvais pour les logiciels libres, je l'ai déjà expliqué ici, ou encore . Sachez cependant qu'un logiciel libre se définit par quatre liberté :

  • liberté d'exécution (droit annulé par les DRM)
  • liberté de consultation du code source (impossible pour préserver les DRM)
  • liberté de modification du code source (impossible pour préserver les DRM)
  • liberté de redistribution (les DRM empêchent justement cela)

Et ce n'est pas la peine de penser que les DRM seront uniquement appliqués aux logiciels de peer to peer. Une fois que nous aurons cédé à cela, il nous faudra alors nous plier à le faire sur tout nos logiciels de distribution (web, ftp, ssh, mail, news, ...) et que la France sera le seul pays au monde (excepté la Chine, qui est un cas particulier) à ne pas pouvoir utiliser de logiciels libres en terme de serveurs (contrairement à 70% du monde, qui lui utilise des logiciels libres en techno serveur). Ne serait-ce que pour cela, le projet de loi DADVSI doit être abandonné en terme d'utilisation de DRM, mais doit au contraire promouvoir l'interropérabilité et les standards.

Pour en revenir à la licence globale optionnelle, un article dans ZDNET racontait l'ouverture d'un forfait de musique illimité, mais avec DRM. Ce forfait permettra de télécharger de la musique sous la condition d'un abonnement mensuel. Le jour où vous arrêtez votre forfait, tout ce que vous avez acquis, toute la redevance que vous avez payé s'évanouira comme par magie. Grâce à l'action des DRM, tous vos fichiers deviendront inutilisable. N'est ce pas en quelque part de la vente liée ? Le consommateur qui se sera acquité honnêtement de son droit d'écoute se verra perdre toute sa collection. On pourrait imaginer la même chose avec vos abonnements à la presse. Vous recevez chez vous tous les jours votre quotidien préféré. Pour une raison quelconque, vous décidez d'adopter son concurrent et de laisser tomber ce journal, là où se trouve toutes vos archives, votre temps et peut être votre travail pour un certain temps. Maintenant, le journal auquel vous avez été abonné envoie chez vous un gars musclé pour récupérer tous vos exemplaire. Vous n'y avez plus droit. Pire encore. Votre journal a été écrit avec une encre spéciale qui s'efface dès que vous arrêtez votre abonnement. Vous ne trouvez pas cela logique ? L'industrie de la musique pense que si.

Un petit exemple pour rappeler que la licence globale optionnelle fonctionne déjà. Chose étonnante, elle fonctionne dans l'industrie du cinéma. En effet, comment ne pas comparer cette possibilité à celle qu'offre la la carte de cinéma UGC. Pour 18 euros, on vous propose d'aller voir tous les films que vous voulez pendant le mois. Pour l'exemple, les deux cinémas concernés chez moi proposent en tout 14+3 salles. En raison d'à peu près cinq séances par jour, j'ai la possibilité d'aller voir entre 150 et 155 films par mois. Croyez moi, j'en suis loin. Les meilleurs mois, j'en vois dix, les plus mauvais comme ces temps derniers, je ne pose pas les pieds au ciné. Le cinéma souhaite t-il sa mort en me proposant une carte de cinéma "illimité" ? Je ne crois pas, autrement, ils auraient déjà arrêté ce forfait depuis longtemps. Cela s'explique par un habile mécanisme qui dit que je n'ai physiquement pas la possibilité de voir autant de films par mois, soit parce que je n'en ai pas le temps, soit parce qu'il n'y a pas autant de nouveauté. Cela est il différent pour Internet ? Oui et non. En effet, le choix sera beaucoup plus vaste (mais limité, rassurez-vous), je garderai cependant 24h par jour et je continuerai à travailler comme un dingue. Si je télécharge 200 000 chansons, ce qui a l'air d'être un lieu commun pour les maisons de disque (ce qui me parait franchement invraisemblable), cela signifie que pour une chanson d'en moyenne trois minutes, il me faut un espace de stockage de 586 Go, ce qui n'est pas encore le lieu commun de tous les français. Hormis ce détail, cela signifie également qu'il me faudra quelques 417 jours, à 24 heures par jour pour écouter l'intégralité de ce téléchargement. Sans compter que le téléchargement n'est pas quelque chose d'instantanné, et que, par conséquent, il faudrait sûrement autant de temps, sinon plus, au même tarif. C'est complétement IDIOT ! D'autant plus, rappelons le, que la qualité de la musique que l'on trouve sur le net laisse considérablement à désirer...

Un autre point à regarder en détail est la rémunération des artistes, qui soit dit en passant, pour beaucoup ne connaisse Internet qu'au travers ce que leur maison de disque veut bien leur en dire. Dimitri nous partageait l'autre jour le camembert de la honte, camembert que je reprends ici : On voit en effet clairement qu'il y a un problème entre ce que l'on veut bien nous dire et la réalité. Il est à souligner que l'artiste, celui pour qui RDDV souhaite faire la loi, ne perçoit actuellement que 3% du prix total sur un morceau vendu. On constate donc que ce n'est pas l'artiste qui est en ligne de mire pour recevoir son dû, mais tous les intermédiaires qui s'en mettent à l'abri.

À ce propos, l'émission Complément d'enquête faisait une spéciale ce lundi soir. On nous rapportait le meilleur comme le peer (...). Par exemple, les journalistes ont rapporté qu'il était illégal d'échanger de la musique librement sur Internet. C'est faux. Il est interdit d'échanger de la musique dont vous n'auriez pas les droits d'auteur ou de distribution, mais vous avez tout à fait le droit de partager vos créations ou des musiques libres et/ou libre de droit. On apprenait également que le créateur de Bit Torrent est le roi des pirates (Aleph One, si tu me lis...).

Pour en revenir sur le sujet, on apprenait également qu'il y avait entre 8 et 12 millions de personnes qui téléchargent illégalement en France. Du côté des associations comme des institutions, le comptage semble simple : une connexion ADSL équivaut à un voleur de musique. C'est très réducteur et faux. Toujours est il que si l'on conserve ces chiffres, avec une possible licence globale optionnelle annoncée à 10 euros mensuelle, cela ferait une redevance s'élevant à un pactole mensuel de 80 000 000 d'euros par mois à se partager entre les différents auteurs. Un business de 960 000 000 millions par an, une paille en somme. Là où je gagne 750 euros pas mois, ça me fait verser une larme pour cette profession en faillite.

Pour rester dans les chiffres, les différents reportages faisaient également état :

  • un coffret composé de 170 CD de Mozart à 99 euros, soit 0.58 euros pour chaque CD (au-delà de cela, les musiciens et chanteurs classiques interviewés disaient vouloir du public et donc vendent des CD pas cher pour pouvoir en rencontrer)
  • le revendeur français perçoit 8 euros sur chaque coffret vendu
  • 4 majors représentent 71.2% du marché
  • la création complète d'un CD coûte de 60000 à 70000 euros, de l'écriture à la finalisation avec les graphistes et photographes pour un artiste chez une grande major, 25000 euros dans une boîte de prod plus petite
  • un exemple d'album, Sinik, un rappeur, a vendu 250 000 exemplaires, à 17,56 (chez amazon) soit 4 390 000 (ce qui est loin de rentabiliser la mise initiale, selon le théorème de la loi normale des maisons de disques ;p)
  • Vous achetez de la musique pourrie sur les mobiles et ça vous coûte super cher et vous êtes content ! (2 euros par morceau + coût de connexion)
  • pour terminer cette liste numérique, sachez que l'industrie du disque a vu ses ventes baisser de 40% en 4 ans, bientôt un meilleur score que la sécu (routière et sociale bien sûr) !

En commentaire final, on notera que le bureau de Bernard Carayon, chef de file UMP est doté d'une Mandriva, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Quelques petits liens supplémentaires pour compléter cette étude :

~ vendredi 13 janvier 2006 ~

Non, maître !

Maitre Éolas est un juriste fort connu sur la toile. Je suis avec attention ses aventures et sermons, trouvant sa prose et son attaque toujours fort juste, quoique bien souvent dérangeante. Il ne m'arrive pas très souvent d'être surpris, pourtant cet homme là y arrive encore. En réponse à son billet, voilà donc le mien. Nous allons encore parler de DADVSI, malheureusement, mais mieux vaut en parler beaucoup avant que le projet de loi ne soit voté, puisque lorsqu'il le sera, nous n'aurons plus mot à dire...

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